Documentaire sur Grand Écran présente
son nouveau cycle de films documentaires
Histoires d'en rire
Documentaire et humour
18 février 22 avril 2007
Le cinéma du réel peut-il faire rire ? Idée farfelue que de prêter au documentaire, genre sérieux en apparence, des intentions humoristiquesŠ Pourtant, si l'humour franc de la farce, du gag, de la comédie loufoque ou du burlesque appartiennent plutôt au registre de la fiction, il existe bien un humour de rupture, plus grinçant, plus critique, plus distancié qui convient bien à une vocation subversive du documentaire.
Certes, la palette des réactions provoquées par l'humour est vaste, et celui-ci déclenchera plus souvent le sourire amusé que la franche hilarité chez le spectateur de documentaire. Irréductible à un genre, l'humour est en effet souvent diffus et se glisse subtilement dans des films qui revêtent une variété de tons. De l'humour fantaisiste à l'humour noir Good news ou les intentions satiriques d'Ulrich Seidl les mécanismes du comique sont nombreux, qu'ils soient basés sur le caractère propre des personnages Les Terriens d'Ariane Doublet, Oncle Yanco d'Agnès Varda, Casting d'Emmanuel Finkiel, La Part maudite de Christian Vincent ou que le cinéaste lui-même se mette en scène : Avi Mograbi, Luc Moullet, Michaël Moore, Nanni Morettis L'occasion de mesurer combien l'humour pose les questions cruciales qui sont au coeur de la démarche documentaire : celle de la distance entre filmeur et filmé, de la confiance dans la relation entre le cinéaste, le personnage et le spectateur.
Mais par définition, dans le documentaire, l'humour n'est pas toujours programmé : le hasard peut parfois faire naître une situation comique Lost in La Mancha de Keith Fulton & Louis Pepe, All Day Together de Marcin Koszalka. Cependant, les choix de réalisation restent décisifs pour provoquer l'humour et certains cinéastes pratiquent avec talent cet art de la rupture, de l'écart, du décalage pour reprendre le titre de la programmation de Braquage et introduisent ainsi, via le travail d'écriture et de montage, un ton que la réalité seule n'aurait pas livré : Hôtel des Invalides de Georges Franju, L'Homme des casernes de Jacqueline Veuve, The Store de Frederick Wiseman, Voyage en sol majeur de Georgi LazarevskiŠ Nous le vérifierons aussi tout au long du Parcours dans l'oeuvre de Jean-Stéphane Bron, en ouverture du cycle le 18 février.
Le 18 mars, nous consacrons une soirée au " faux documentaire " ou comment le documentaire se parodie lui-même, autour de deux séances commentées par François Niney.
Enfin, en marge de la thématique, nous ouvrons le dimanche 15 avril notre traditionnelle fenêtre sur l'actualité du documentaire avec La Maison de Mariata de Gaëlle Vu et Mariata Abdallah, un film d'une étrange beauté.
L'absence de quelques grandes figures du cinéma comique ne vous échappera pas. À notre grand regret, il faudra rire sans ces cinéastes dont les oeuvres ne sont plus ou n'ont jamais été disponibles qu'en vidéo, des problèmes techniques liés au matériel de vidéoprojection nous contraignant temporairement à renoncer à ce format, à deux séances près, rendues possibles grâce à l'accueil dans des lieux partenaires : l'Institut Polonais (le 29 mars) et le Musée d'art et d'histoire du Judaïsme (le 17 avril). Tous les films programmés au Cinéma des Cinéastes dans ce cycle le seront donc en pellicule, format 16 mm ou 35 mm.
Histoires d'en rire
Tous les dimanches du 18 février au 22 avril (excepté le 25 mars)
au Cinéma des Cinéastes
7 avenue de Clichy - 75017 PARIS
Rens : 01 40 38 04 00 / 01 53 42 40 20
http://www.doc-grandecran.fr
Séances à 11h, 14h, 18h, et 20h30/21h
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Contact presse : Michaël Dacheux
Documentaire sur Grand Ecran
52 Avenue de Flandre
75019 Paris
Tél : 01 40 38 97 71
Fax : 01 40 38 04 75
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